Mercredi 8 avril 2009
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16:30
Je suis scandalisée ! J'ai été contactée ce jour ainsi que d'autres
blogueuses afin de participer à la rédaction du magazine 20 ans (non ce n'est ça qui est scandaleux, quoi que...). L'info choquante c'est le tarif qu'ils proposent (pour ne pas être accusée de quoi
que ce soit je cite le mail) : "Les moyens étant encore très limités, un article d'une page publiée sera rémunéré 10euros et deux pages 20euros."
Tout d'abord il s'avère que certains blogueurs gagnent bien plus en écrivant bien moins (billets sponsorisés).
Mais surtout, surtout, c'est dégueulasse pour les journalistes ! Sous quel prétexte faudrait-il piquer du boulot aux pros pour le refiler à des amateures ?
Attention, je ne présage pas du tout de la capacité de "simples blogueuses" à écrire des articles convenables pour un magazine féminin, certaines ont une plume extraordinnaire.
Mais en reléguant cette activité à un simple hobby ("tiens je sais pas quoi faire ce soir, et si j'écrivais un article pour Pouf' Attitude ?") on détruit
du boulot pour des journalistes ou des pigistes.
Imaginez un peu, à 10 euros la page (ce qui représente une grosse quantité de travail), il faudrait rédiger 132 pages dans le mois pour toucher le SMIC
(et encore ça dépend si on parle net ou brut).
Certaines blogueuses vont sûrement accepter car c'est sympa à mettre sur son CV et qu'elles n'attendent pas ça pour vivre, mais ce n'est pas le cas de tout le monde.
La direction de 20 ans veut profiter de la situation, et ça, c'est mal...
Par La Fille du rock
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Publié dans : Une vie rock'n roll
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Comme ça fait plaisir de lire enfin sur la toile un blogueur ou une blogueuse qui s'insurge contre ce genre de pratiques et le fait que cela transforme le journalisme "pro" en hobby. Moi qui fait les deux (presse pro et blog) ça me fout le cafard à chaque fois que j'entends des "ah ouais journaliste musical c'est ton métier" ou "bah attends, c'est clair que journaliste musical c'est pas fait pour payer les factures". Ce genre de réaction me donne des envies de meurtre. Donc voilà quand j'entends enfin quelqu'un dire l'inverse, j'ai des pulsions de vie. Dans mes bras ;-)
Du DELIRE !
@ deedee : contente que nous ayons fait front à plusieurs, il faut que ces pratiques scandaleuses se sachent !
@ zaynab : effectivement on peut tout à fait envisager de donner un coup de main à un titre qui se lance, mais comme tu le dis on parle de 20 ans quand même !
Merci beaucoup pour cette réaction. Je suis journaliste pigiste et écrire pour des magazines n'est pas seulement mon gagne-pain, c'est surtout mon métier! Je ne fais que ça et si ce genre de tarif est pratiqué, c'est la fin des journalistes professionnels. Je ne suis absolument par contre embaucher des bloggeurs pour faire des articles, certains sont largement aussi bons que les journalistes mais ce genre de tarif est à la fois un manque de respect pour les journalistes et pour les bloggeurs. Si on estime que le travail d'un bloggeur est suffisament bon pour être publié, c'est qu'il mérite d'être payé comme un journaliste.
Il ne faut pas se laisser faire et accepter ce genre de propositions, il faut toujours négocier, ne serait-ce que par amour-propre.
Tout d'abord, bravo de dénoncer ce genre de pratiques scandaleuses !
Je suis journaliste indépendante après avoir été salariée pendant des années, et au début de ma carrière, le tarif de la pige (1500 signes) en presse magazine tournait entre 700 à 1000 francs (!). Il y a un an, j'ai constaté que certains responsables de sites internet proposaient des tarifs à 30 € la pige (!), ce que je trouve déjà scandaleux, et la semaine dernière j'ai su par une pigiste qu'on lui avait proposé 15 € la pige !!! Où va-t-on ?
Contrairement à mon dernier chef (et manifestement à d'autres) qui pensait qu'un journaliste avait de la chance "d'être né avec une plume" et que ce n'était pas vraiment un métier, le journalisme est un job à plein temps qui nécessite de faire des études (perso j'ai fait un IUT et Sciences Po), puis de ne pas compter ses heures. Pour écrire 1500 signes, il faut faire des recherches d'info, trier, sélectionner, écrire dans un style adapté à sa cible... (rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un cours en ligne ;-)
Certes, cela fait de la pub pour les blogueuses, mais cela fait surtout du tort à toute la profession, et on n'écrit pas dans un magazine comme on écrit sur un blog (j'en sais quelquechose, je tiens également un blog). Et puis, à ce tarif là, mieux vaut faire des ménages (à 10 € de l'heure !).
Je n'achetais déjà pas 20 ans (suis trop vieille, pas dans la cible), mais c'est certain que je ne vais pas m'y mettre aujourd'hui !
PS : au fait, quand ils disent 1 page (de magazine), cela correspond à combien de signes ?
@ darling & KL : on est bien d'accord, certaines blogueuses accepteront très certainement quelques piécettes pour avoir leur nom dans un magazine. Mais est-ce que parce qu'elles ne sont "que" blogueuses, leur travail a-t-il moins de valeur que celui d'un journaliste ? Est-ce que 3 heures de mon temps valent moins que 3 heures dans la journée d'un journaliste ?
Le truc c'est que ce 3 heures pour érire une page seront prises sur mon temps de loisir, et non mon temps de travail. Reste à voir si la satisfaction quon en retire est supérieure à ce que ça nous aura coûté en temps (les amis qu'on n'aura pas vus, l'enfant avec lequel on n'aura pas joué, le chéri qu'on n'aura pas chouchouté...).
Puis j'ai réfléchi et j'ai demandé à la nana qu'elle m'appelle pour en parler, parce que j'étais curieuse d'entendre tout ça de vive voix.
Depuis, j'ai arrêté de fumer...
C'est bien con pour eux : s'adresser à des blogueuses pour créer un buzz positif en proposant une offre inacceptable. Le truc c'est que le propre d'une blogueuse c'est de raconter sa vie, et surtout de donner son avis. Et moi j'aime particulièrement les histoires avec des méchants dedans, surtout quand la gentille c'est moi.
Mouhahahaha, je vous en dirai plus bientôt !
Je suis l'affaire parce qu' une de mes connaissances à écrit dedans, et elle ne pensait pas à mal et a pris ça pour une opportunité.
Surtout qu'en plus du foutage de gueule des montants proposés, on a pu apprécier le professionnalisme qui consiste à envoyer des mails avec tous les destinataires en visible.
très pro, oui.
Ou pour le moins, ils n'y connaissent rien en blogs !
:-))
D'ailleurs, je reprendrai le truc sur mon blog ce soir avec un lien voir s'ils poursuivent les complices :)
@ tous les autres : je vous tiens au courant de la suite : ils tentent de m'intimider, ainsi que plusieurs blogueuses, mais nous avons décidé de faire front. Jusque dans leur manière de gérer ce buzz négatif ils sont de mauvaise foi.
En tout cas je suis contente de voir que sur ce genre d'affaire, blogueurs et journalistes parlent d'une même voix, d'autant que sur le coup les deux sont payés au même tarif !
A bientôt les loulous
Comme disait Léon Zitrone : "Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi !"
Finalement, c'est peut etre ce que voulait 20 ans... Allez savoir, ils sont suffisamment tordus dans ce milieu ;)
bizz ma belle
Céline -
Concernant le compte twitter 20ans, c'est un fake. La date du premier twitt peut mettre la puce à l'oreille (pour surveiller les journalistes, ils auraient logiquement choisi un pseudo plus discret), et c'est d'ailleurs confirmé ce matin, par le twitteur lui-meme:
ce fake vous a été offert par @nicolo
Bien joué en tout cas, venant de la part d'une bloggeuse, ce coup de gueule contre des prix ultra discount des piges à d'autant plus de poids.
La précarisation gagne tous les secteurs et le journalisme n'est pas épargné... J'ai été pigiste plusieurs années dans un journal de la clique à Hersant (à droite) et j'ai jeté l'éponge devant les tarifs de plus en plus minable qu'ils nous appliquaient (c'est bien simple, pour avoir une rémunération "décente", il fallait surgonfler tout, les kilomètres parcourus, les lignes écrites, etc.). Mais 20 ans va plus loin, puisqu'il a carrément inventé une nouvelle forme de travail : L'ESCLAVAGISME AU FEMININ :(
Après, pour un magazine comme "20 ans", bien sur que c'est du vol (m'enfin écrire dans ce mag, faut pas avoir fait Science Po), mais je dirai quand meme qu'ils ne sont pas les seuls, loin de là. Mais au final, tant mieux que ces affaires sortent.
J'espère que nous n'irons pas jusqu'au procès, ce serait vraiment ridicule mais bon, dans le doute je préfère me savoir entourée de professionnels compétents, c'est très rassurant.
Il faut me comprendre, c'est ma première menace de procès, forcément je suis un peu intimidée :)
Ca me ferait tellement plaisir d'aller botter quelques c* devant témoins, d'autant que depuis quelques jours des mails de journalistes affluent, m'informant des relations qu'ils ont déjà eues avec M. Truskolaski. youhou !
Vous pouvez m'envoyer un scan du courrier en question ?
Et relisons nos classiques: http://maitre-eolas.fr/2008/03/25/909-que-faire-quand-on-recoit-un-courrier-d-avocat.
J'espere pas loin du tout !!!
C'est en cherchant des infos sur ce monsieur que je suis tombée ici...
J'ai été contactée il y a quelques jours afin de fournir une maquette pour un magazine pour jeunes filles (je suis graphiste maquettiste) ; pas très bien payé certes...mais je crache jamais sur du travail...
Aussi en vous lisant je me pose des questions sur le sérieux de la personne...je crois que je vais tout simplement laisser tomber !
Autant les annonceurs du nouveau n°1 de 20ans pouvaient éventuellement ne pas être au courant des méthodes qui allaient être employées pour le réaliser (rédactrice en chef stagiaire, pigistes à quelques euros la page...), autant ceux qui ont signé pour être présent dans le numéro 2 ne peuvent plus ignorer les méthodes employées par ce magazine.
En annonçant dans 20ans, ils cautionnent la méthode.
Les annonceurs de ce numéro 2 sont : Pain de Sucre, Rip Curl, Berenice, Kookaï, J'ai Lu (on cherche encore pourquoi, ça doit être une pub gratuite...), et quelques centres de formation, autopromotions et sonneries téléphoniques...
Ca ne fait pas lourd pour financer un magazine de 100 pages, environ 4 pages de pub payantes ! Tiens d'ailleurs la pagination a baissé... Et oui, car en sous-payant le contenu, on s'attire les foudres de la blogosphère, du coup les annonceurs sérieux fuient, du coup on n'a plus d'argent pour payer le contenu...
Concernant le "contenu" justement, le niveau des articles est aussi élevé que ceux du numéro 1, je vous donne quelques titres :
- Test, quizz sexo
- Beauté, ma stratégie anti-kilos
- Sexo, où faire l'amour ?
- Un été pour séduire
- 10 jeux sexo pour un été très chaud
- Vécu : trouvez-moi un homme !
- Combien valez-vous en sexe ?
- Attirez-vous les bons coups ou les tocards ?
...etc...
A vous de voir si c'est un achat indispensable (1 euro 95) pour l'été.
Pour en revenir aux annonceurs, il s'agit essentiellement donc des marques de vêtements ciblant les pré-adolescentes avec des pubs mettant en scène de fausses "20 ans" jouées par des mannequins de 14 ans... je sais c'est compliqué ;-)
Des marques qui finalement ont toutes les raisons de s'entendre avec le magazine... puisqu'elles fabriquent toutes leurs produits en Asie. Et quand vous vendez plusieurs dizaines d'euros un maillot de bain fabriqué en Chine qui comprend au bas mot 30 cm2 de tissu et vous a couté 1 ou 2 euros... vous n'êtes finalement ni étonné ni gêné qu'un magazine emploie les mêmes méthodes.
D'ailleurs à quand un numéro 3 de 20ans rédigé en Chine ? Je suis sur qu'il y a encore de la marge de progression pour améliorer la rentabilité.
Le sommaire est très alléchant il faut l'avouer, et le contenu semble indispensable à toute jeune fille (du cul du cul du cul).
Quant aux annonceurs qui ont acheté de la pub dans le n°2, peut-être ont-ils "seulement" souhaité profiter du buzz (même négatif) autour du 1er numéro ? J'ose espérer que le succès annoncé par la direction est exagéré et n'a d'autre but que d'attirer d'autres annonceurs. Je ne pense vraiment pas que le magazine est un avenir sur le long ni même le moyen terme...
On garde l'oeil ouvert quoi qu'il en soit...
tout est vrai, il n'y a que des stagiaires de la 3ème au BTS. Les magazines sont écrits avec les pieds. Tout est de l'escroquerie. Ils sont payés avec un lance pierre. Les locaux sont inexistants. Rien n'est déclaré. On est revenu au moyen age. C'es magouilles et compagnie la dedans.